Suisse - Rep. Tcheque : 0-1
Parc Saint-Jacques
42 500 spectateurs
Temps nuageux
Pelouse en bon état
Arbitre
M.Vassaras (GRE) : 5
But : Sverkos (71eme) pour la République tchèque
Avertissements : Magnin (59eme), Vonlanthen (76eme) et Barnetta (95eme) pour la Suisse
Expulsion : Aucune
Suisse
Benaglio : 6
Lichtsteiner : 5,5
(Vonlanthen, 75eme)
Müller : 4,5
Senderos : 5
Magnin : 5
Inler : 5
Fernandes : 5,5
Barnetta : 4,5
Behrami : 6
(Derdiyok, 84eme)
Streller : 2
Frei (cap) : 6,5
(H.Yakin, 46eme : 5,5)
N'ont pas participé
Zuberbühler (g)
Jakupovic (g)
Djourou
Huggel
Cabanas
Grichting
Gygax
Spycher
Degen
Entraîneur : K.Kuhn
République tchèque
Cech : 7
Jankulovski : 5,5
Rozehnal : 5
Ujfalusi : 7
Grygera : 5
Galasek : 5,5
Polak : 5,5
Jarolim : 5
(Kovac, 87eme)
Plasil : 4
Sionko : 5
(Vlcek, 85eme)
Koller : 3
(Sverkos, 57eme)
N'ont pas participé
Blazek (g)
Zitka (g)
Fenin
Kadlec
Baros
Matejovsky
Sivok
Skacel
Entraîneur : K.Brückner
Dans les coulisses du Parc Saint-Jacques
-
Match d’ouverture oblige, ce premier match de la compétition a été
précédé de la cérémonie d’ouverture. Une cérémonie volontairement
écourtée par Michel Platini. Le président de l’UEFA avait donné le ton
: « Place au football ».
-
Avec 42 500 places assises, le Parc Saint-Jacques est le plus grand
stade de Suisse. Il est situé en plein centre-ville de Bâle.
-
Pour ce premier match, les Tchèques étaient privés de Zdenek Pospech.
Le défenseur du FC Copenhague était atteint d’un virus qui lui
occasionnait de fortes fièvres depuis le début de la préparation.
Pospech était remplacé par Grygera dans le couloir gauche. En
conséquence, Karel Brückner n’alignait que 22 noms sur la feuille.
-
Son épouse, gravement malade, étant en soins intensifs à l’hôpital de
Zurich, Kobi Kuhn avait été contraint de faire l’aller-retour dans la
matinée, samedi. Au moment de l’hymne suisse, le sélectionneur est
apparu très ému.
- Contrairement aux autres sélectionneurs,
Karel Brückner n’avait pas organisé d’entraînement à huis clos la
veille du match. Le sélectionneur tchèque, jugeant qu’il était
impossible de garder secrète la mise en place face à l’un des deux pays
organisateurs, avait préféré « effectuer » l’opposition à l’hôtel.
-
Durement touché au genou gauche dans un choc en fin de première
mi-temps, Alexander Frei a quitté la pelouse en larmes, une poche de
glace sur son genou blessé. Remplacé à la pause par Hakan Yakin, il a
cédé son brassard de capitaine à Magnin et est revenu en cours de
seconde mi-temps sur des béquilles.
Les faits du match
21eme minute
Sur
un long dégagement de Benaglio, Rozehnal, à la lutte dans les airs avec
le grand Streller, passe au travers. Parti dans son dos, Frei voit sa
frappe du bout du pied repoussée par Cech, parfaitement sorti aux
devants de l’attaquant suisse.
37eme minute
Frei
intercepte une passe mal ajustée par Galasek. L’ancien Rennais tente
presque immédiatement sa chance d’une frappe flottante de loin que Cech
boxe des deux poings.
71eme minute (0-1)
Mauvaise
relance de la défense suisse, le ballon arrive sur Ujfalusi qui, d’un
coup de tête appuyé, sert Sverkos dans le dos de Lichtsteiner. Pas
hors-jeu, l’attaquant du Banik Ostrava trompe imparablement Benaglio
d’une reprise de volée vrillée de l’extérieur du droit.
80eme minute
Alors
que les Suisses réclament un penalty pour une main d’Ujfalusi dans la
surface sur une déviation de Streller, la frappe de Barnetta oblige
Cech à se coucher et à repousser le ballon sur Vonlanthen. La reprise
en extension du remplaçant suisse heurte la barre.
Jeu, joueurs et arbitre
Le jeu
Une
défaite alors qu’ils dominaient les débats de nouveau et la perte sur
blessure de leur atout n°1 en attaque, Alexander Frei. Difficile
d’imaginer pire match d’ouverture pour ces Suisses qui s’étaient
procuré les occasions les plus nettes avant que Sverlos n’inscrive le
seul but de la partie en fin de match. L’équipe de Kobi Kuhn a certes
longtemps subi le jeu en milieu de terrain où les récupérateurs
tchèques ont eu le dessus dans les duels la majeure partie du temps
mais elle a eu le mérite de vite combiner devant et de mettre ainsi les
Tchèques en difficultés à plusieurs reprises. Sereins derrière grâce
notamment au solide Ujfalusi et à Cech, impérial, les Tchèques
obtiennent à l’arrachée leur première victoire
du tournoi. Un succès important pour la République tchèque qui a
surtout marqué les esprits défensivement. Des Tchèques très heureux
durant un dernier quart d’heure où ils auraient dû concéder un penalty
puis prendre un but sur une volée de Vonlanthen repoussée par la barre.
Les Suisses
Attaquant le plus dangereux côté suisse en première mi-temps, FREI a
été contraint d’abandonner ses coéquipiers avant même la pause en
raison d’une torsion du genou gauche qui pourrait mettre un terme
prématuré à son Euro. Frei sorti, STRELLER s’est
retrouvé beaucoup trop seul en pointe. Comme durant les 45 premières
minutes, il a surtout montré de grosses lacunes techniques et
physiques. Entré à la place de son capitaine, Hakan YAKIN a lui fait beaucoup de bien, mais dans un rôle tout autre. Bon dribbleur, BEHRAMI a été à l’origine de la plupart des offensives de son équipe lorsque l’on attendait plus BARNETTA.
Mais le créateur habituel des Suisses n’était pas dans un grand jour
même si son tir en fin de match a forcé Cech à la parade. Dans
l’entrejeu, INLER et FERNANDES ont
égalisé dans le match de la récupération après avoir perdu la plupart
des duels en première mi-temps. Le second a toutefois commis beaucoup
de fautes. Beaucoup plus discret qu’à Lille, LICHTSTEINER a eu le mérite de bien bloquer le remuant Plasil, mais pas Sevrkos, parti dans son dos sur le but. A gauche, MAGNIN est redoutable lorsqu’il monte mais il ne l’a que rarement prouvé samedi. Dans l’axe, MULLER, peu rassurant, a rendu plusieurs ballons directement aux Tchèques. SENDEROS a parfois manqué de rigueur également. BENAGLIO ne peut rien faire sur le but. Entré en fin de match, VONLANTHEN a manqué de réussite sur une reprise à bout portant. Les Tchèques
Remplacé en début de seconde mi-temps par SVERKOS, qui a fêté superbement sa première sélection en marquant l'unique but du match, KOLLER a déçu. Régulièrement battu de la tête malgré sa grande taille, il ne
s’est procuré aucune occasion et a manqué de précision dans ses
déviations. SIONKO, toutefois plus en vue que l’ancien Monégasque, et PLASIL, en ailiers excentrés, n’ont jamais approvisionné leur attaquant en bons ballons. JAROLIM a bien pris quelques initiatives pour tenter de se mettre en position idéale mais sans vraiment d’impact. GALASEK et POLAK,
supérieurs dans les duels en première mi-temps, ont chacun été l’auteur
d’une grosse bourde. Les deux fois, Frei a été tout près de profiter de
l’aubaine. L’attaquant suisse a également failli profiter d’une erreur
de timing de ROZEHNAL, à la lutte dans les airs avec Streller. Heureusement pour les Tchèques, CECH, excellent et chanceux en fin de match, veillait. Superbe match également d’UJFALUSI.
Parfait comme patron de la défense, le capitaine tchèque a en plus
offert le but à Sverkos d’un coup de tête très intelligent.
L’arbitre du match : M.Vassaras (GRE)
L'arbitre
grec désigné pour ce match d'ouverture ne s'est pas fait que des amis
en Suisse. Monsieur Vassaras, qui a certes laissé jouer l'avantage, a
en effet refusé un penalty logique aux joueurs locaux. Dans les
dernières secondes, une autre intervention tchèque semblait très
limite, mais là non plus l'arbitre n'a jugé bon de désigner le point de
penalty.
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