Grece 1 - 2 Espagne
Stade Wals-Siezenheim (Salzburg)
30 000 spectateurs
Temps doux
Pelouse en bon état
Arbitre
M.Webb (ANG) : 5,5
Buts : Charisteas (42eme) pour la Grèce - De La Red (62eme) et Güiza (87eme) pour l’Espagne
Avertissements : Karagounis (35eme), Basinas (72eme) et Vintra (91eme) pour la Grèce - Güiza (41eme) et Arbeloa (44eme) pour l’Espagne
Expulsion : Aucune
Grèce
Nikopolidis (cap) : 5
Vintra : 4,5
Kyrgiakos : 6
(Antzas, 63eme)
Dellas : 5,5
Spiropoulos : 6
Basinas : 5
Karagounis : 6
(Tziolis, 74eme)
Katsouranis : 4,5
Amanatidis : 4,5
Salpigidis : 4
(Giannakopoulos, 87eme)
Charisteas : 6
N'ont pas participé
Tzorvas (g)
Chalkias (g)
Goumas
Samaras
Liberopoulos
Entraîneur : O.Rehagel (ALL)
Espagne
Reina : 5,5
Arbeloa : 5
Juanito : 6,5
Albiol : 5,5
F.Navarro : 5
Xabi Alonso (cap) : 6,5
De la Red : 6
Iniesta : 6
(Cazorla, 60eme)
S.Garcia : 5,5
Fabregas : 5
Güiza : 6
N'ont pas participé
Casillas (g)
Palop
Capdevila
Puyol
Xavi
S.Ramos
Senna
F.Torres
Villa
Silva
Entraîneur : L.Aragones
Dans les coulisses du stade Wals-Siezenheim
-
De l’équipe alignée contre la Suède par Luis Aragones, le seul
survivant mercredi était Andres Iniesta. David Villa, meilleur buteur
de cet Euro avec quatre buts,
n’avait donc pas échappé lui non plus au turnover de son sélectionneur.
Il était remplacé par l’attaquant de Majorque, Daniel Güiza, meilleur
buteur du dernier Championnat d’Espagne.
- Si l’Espagne, qui
affrontera l’Italie en quarts de finale, était déjà qualifiée avant ce
dernier match contre la Grèce, les Grecs, eux, savaient avant le coup
d’envoi de cette ultime rencontre qu’il ferait leurs valises aussitôt
le coup de sifflet final. Battu par la Suède puis la Russie, le tenant
du titre a dit adieu à l’Euro au bout de seulement deux matchs.
-
Antonios Nikopolidis, qui fêtait mercredi sa 90eme sélection dans la
cage de la Grèce, disputait face à l’Espagne son dernier match
international. Le « George Clooney grec », âgé de 36 ans, a décidé de
se retirer de l’équipe nationale. En revanche, le gardien de
l’Olympiakos continue sa carrière en club.
Les faits du match
24eme minute
Dans
l’axe depuis sa moitié de terrain, Xabi Alonso voit que Nikopolidis
s’est avancé, il jette de nouveau un coup d’œil et tente de le tromper
d’un lob de près de soixante mètres, mais le ballon passe légèrement à
droite de la cage du gardien grec. Ce dernier heurte le poteau avec son
dos au passage.
38eme minute
Combinaison sur un coup-franc espagnol à une trentaine de mètres. Fabregas décale sur sa gauche Xabi Alonso qui enveloppe son tir lointain au ras du poteau gauche de Nikopolidis.
40eme minute
Une-deux
dans la surface entre Iniesta et Sergio Garcia. Iniesta est coupé
irrégulièrement dans sa course par Dellas mais l’arbitre ne siffle pas
le penalty.
42eme minute (1-0)
Sur
un coup-franc de Karagounis venu de la gauche, Charisteas jaillit au
point de penalty et propulse le ballon de la tête au fond des filets de
Reina. Devant lui, Arbeloa est coupable d’avoir abandonné le marquage
et d’être trop court de la tête.
54eme minute
Pas
attaqué, Xabi Alonso, encore lui, s’avance et déclenche une terrible
frappe à mi-hauteur qui termine sur le poteau droit de Nikopolidis.
62eme minute (1-1)
Sur
une longue ouverture de Cazorla en direction de Güiza dans la surface,
le buteur de Majorque remise très intelligemment derrière lui pour De
La Red qui ne laisse aucune chance à Nikopolidis sur sa demi-volée
surpuissante.
65eme minute
Bien lancé dans
la profondeur, Charisteas efface le gardien et redresse la course du
ballon en direction du but espagnol. Malheureusement pour le buteur
grec, le poteau extérieur gauche repousse sa frappe.
88eme minute (1-2)
Bon
travail côté droit de Sergio Garcia qui se débarrasse de Vintra et
centre devant le but pour Güiza, qui se défait de l’emprise d’Antzas et
bat Nikopolidis d’une tête à bout portant sous la barre.
Jeu, joueurs et arbitre
Le jeu
Il
était donc dit que la Grèce, pourtant tenante du titre, quitterait le
tournoi par la toute petite porte. Face à l’équipe réserve de
l’Espagne, les Grecs nourrissaient pourtant l’espoir de s’en sortir au
moins avec un match nul. En ouvrant la marque peu avant la pause sur un
beau coup de tête de Charisteas, laissé seul par la défense espagnole,
Otto Rehhagel et ses hommes se voyaient alors quitter l’Euro sur une victoire très importante pour l’honneur. Mais, paradoxalement, au plus fort de
la domination grecque, c’est l’Espagne qui trouvait le moyen d’égaliser
sur un superbe mouvement conclu en force par De La Red. Dans les
minutes qui suivaient, ce même Charisteas avait de nouveau la
possibilité de battre Reina mais le poteau sauvait le gardien espagnol.
Malgré une belle résistance derrière, les Grecs, fatigués par leurs
efforts, finissaient par plier dans les derniers instants sur une tête
à bout portant de Güiza. Triste fin pour la Grèce et Nikopolidis, qui
n’avaient pourtant pas prévu ce dénouement au moment où Charisteas, qui
venait d’ouvrir la marque, était venu rendre hommage à son gardien. Les Grecs
Pour sa dernière apparition dans la cage grecque, NIKOPOLIDIS a pris deux buts sur lesquels il ne peut rien faire. Sur le premier, il
met le bras gauche mais en vain. Il a aussi connu de grosses frayeurs,
sur les tentatives de Xabi Alonso principalement. A gauche, SPIROPOULOS a fait une belle impression dans son couloir. Il est beaucoup monté et
ses centres ont posé des problèmes à la défense espagnole. En charnière
centrale, DELLAS et KYRGIAKOS ont
défendu avec beaucoup de classe même si le premier aurait dû être
sanctionné d’un penalty pour une obstruction dans la surface sur
Iniesta et aurait pu intervenir plus vite sur la frappe de De La Red. KARAGOUNIS,
toujours très motivé, a été l’un des seuls Grecs à tenter des choses.
Malgré les coups reçus, il est constamment allé de l’avant. Parfois à
la limite de l’expulsion, lui qui a rapidement reçu un carton jaune.
Enfin, aligné en pointe, CHARISTEAS, qui avait évolué
à un poste contre-nature face à la Suède et la Russie, a ouvert le
score et été tout près de faire le doublé. De quoi laisser des regrets
à Otto Rehhagel, qui aurait dû aligner l’attaquant de Nuremberg devant
lors des deux premiers matchs également. Une grosse erreur de coaching
tant le meilleur buteur grec pèse sur la défense et est adroit à la
finition. Ce qui n’est pas forcément le cas de SALPIGIDIS. Les Espagnols
Villa ménagé, GÜIZA est apparu pour la première fois d’entrée lors de cet Euro. Quand il a
eu le ballon, il a presque à chaque fois tenté immédiatement sa chance
sans conséquence pour la Grèce avant cette fin de match où sa tête ne
laisse aucune chance au gardien. Et la seule fois où il a donné son
ballon, ça a donné une passe décisive pour DE LA RED,
qui avait lui aussi beaucoup frappé au but auparavant. Ce dernier était
également dans le coup sur un magnifique une-deux dans la surface avec INIESTA qui aurait mérité un penalty. Seul habituel titulaire à être reconduit
mercredi soir, le manieur de ballon du Barça a une fois de plus touché
énormément le cuir. Davantage que FABREGAS, qui aurait pourtant dû mener le jeu espagnol, mais qui a surtout beaucoup décroché. Doublure officielle de Senna, XABI ALONSO,
excellent, a montré qu’il méritait peut-être mieux qu’une place sur le
banc des remplaçants. Constamment dangereux, de loin essentiellement,
il aurait largement mérité de marquer mais n’a pas eu de réussite. Sur
le but grec, ARBELOA, qui a souvent offert une
solution offensivement, est doublement coupable d’avoir abandonné son
marquage puis manqué de timing. Entré en jeu à la place de Puyol lors
du match précédent, ALBIOL s’est moins montré que face aux Suédois. JUANITO,
très solide et douté techniquement, n’a pas fait que gratifier le
public de jolis gestes, il a aussi fait barrage aux attaquants
adverses. Titularisé à la place de Casillas, REINA n’a vu venir le danger qu’à deux reprises réellement. La première fois,
il a pris un but et a été sauvé par son poteau sur la deuxième.
L’arbitre du match : M.Webb (ANG)
Dans
un match pourtant sans enjeux, l’arbitre anglais a parfois pris un
malin plaisir à dégainer les cartons. Il aurait mieux fait de se
montrer attentif sur le penalty logique dont aurait dû hériter Iniesta.
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