détail du match France - Italie

France 0 - 2 Italie

Stade Letzigrund
30 558 spectateurs
Temps pluvieux
Pelouse humide

Arbitre
M.Michel (SLQ) : 4

Buts : Pirlo (25eme sp) et De Rossi (62eme) pour l’Italie

Avertissements : Evra (18eme), Govou (47eme), Boumsong (71eme) et Henry (85eme) pour la France – Pirlo (44eme), Chiellini (45eme+3) et Gattuso (54eme) pour l’Italie

Expulsion : Abidal (24eme) pour la france

France
Coupet : 4
Clerc : 5
Gallas : 5
Abidal : non noté
Evra : 4
Toulalan : 5
Makelele : 4
Govou : 4
(Anelka, 66eme)
Ribéry : non noté
(Nasri : non noté)
(Boumsong, 26eme : 5,5)
Henry (cap) : 4
Benzema : 4

N'ont pas participé
Frey (g)
Mandanda (g)
Thuram
Sagnol
Squillaci
L.Diarra
Vieira
Malouda
Gomis

Sélectionneur : R.Domenech

Italie
Buffon (cap) : 6,5
Zambrotta : 5,5
Panucci : 5,5
Chiellini : 5
Grosso : 5,5
Gattuso : 5,5
(Aquilani, 82eme)
De Rossi : 6
Pirlo : 6
(Ambrosini, 55eme)
Perrotta : 6
(Camoranesi, 64eme)
Toni : 5
Cassano : 6

N'ont pas participé
Amelia (g)
De Sanctis (g)
Gamberini
Barzagli
Materazzi
Di Natale
Borriello
Quagliarella
Del Piero

Sélectionneur : R.Donadoni

Dans les coulisses du Stade du Letzigrund (avec ODLB en Suisse)
- Lilian Thuram n’étant pas titulaire et en l’absence de Vieira, le brassard de capitaine a été déposé sur la tenue de Thierry Henry, qui est le numéro trois dans la hiérarchie.

- Marco Materrazi a été le seul joueur italien hué par le public français lors de l’annonce des équipes.

- Le public italien a copieusement sifflé tous les joueurs français lors de l’annonce des équipes. Mais la palme a été pour Raymond Domenech, pris en grippe par le public.

- Pour illustrer la bonne ambiance qui semble régner en équipe de France, une courte vidéo montrant Patrick Vieira être séparé de Patrice Evra par Jean-Alain Boumsong a circulé sur les sites de partage vidéo.

- A la fin de l’échauffement des Français, un superbe arc en ciel s’est élevé au-dessus du Letzigrund Stadion.

- La Marseillaise a été sifflée par le public italien.

- Franck Ribéry, blessé, a dû être évacué sur une ambulance. Mais le véhicule a dû longuement s’arrêter devant nous, le joueur du Bayern souffrant énormément.

- Le public italien, en seconde mi-temps, a scandé « à la maison, à la maison ». Ils a aussi chanté le charmant « Vafanculo Domenech ».

Les faits du match
4eme minute
Suite à un long dégagement de Grosso, Abidal manque le ballon de la tête. Cela profite à Toni qui prend sa chance à l’entrée de la surface. Sa frappe à ras de terre frôle le poteau droit de Coupet.

7eme minute
En tentant de reprendre le ballon des pieds de Zambrotta, Franck Ribéry se blesse gravement à la jambe gauche. Sorti sur civière sous les applaudissements des supporters français et italiens, le milieu de terrain des Bleus semblait souffrir énormément.

11eme minute
Corner italien frappé sortant par Pirlo pour Panucci au point de penalty. Le Romain place une tête dégagée sur sa ligne par Makelele au premier poteau.

25eme minute (0-1)
Sur une longue ouverture, Toni se présente seul face à Coupet qui ne sort pas. L’attaquant italien est descendu par derrière par Abidal. Carton rouge pour le Barcelonais et penalty pour l’Italie. Pirlo le transforme en force sous la barre.

27eme minute
Bon travail côté gauche de Cassano qui centre pour Perrotta. Le Romain remise derrière lui pour De Rossi dont la lourde frappe passe de peu au-dessus du but de Coupet.

28eme minute
Cassano côté droit alerte Toni dans la surface. L’attaquant du Bayern tente une reprise acrobatique en talonnade qui passe de peu à côté du but français.

29eme minute
Toni est une nouvelle fois trouvé dans la surface des Bleus. Seul face à Coupet, le numéro 9 italien frappe encore à côté.

34eme minute
Toulalan lance parfaitement Henry en profondeur. « Titi » part à la limite du hors-jeu mais sa frappe à ras de terre est trop croisée.

44eme minute
Coup-franc dangereux pour les Italiens pour une faute de Toulalan sur De Rossi aux abords de la surface française. Grosso enroule sa frappe du gauche. Le ballon contourne le mur mais Coupet se détend bien pour détourner du bout des doigts sur son poteau.

50eme minute
Toulalan, après un relais avec Govou, déborde côté droit et centre pour Henry. Le Barcelonais rate sa frappe mais le ballon parvient à Benzema dont la reprise de volée passe au-dessus du but de Buffon.

53eme minute
Au milieu de plusieurs Italiens, Henry parvient à frapper des 25 mètres. Buffon se couche bien pour capter le ballon.

62eme minute (0-2)
Coup-franc italien à 30 mètres du but de Coupet pour une faute de Clerc sur Cassano. Grosso décale le ballon pour Gattuso qui le bloque pour la frappe De Rossi. Henry détourne le ballon qui prend Coupet à contre-pied.

74eme minute
A l’entrée de la surface italienne, Benzema enroule une frappe du droit que Buffon va chercher de la main droite dans sa lucarne gauche et sort le ballon en corner.

Jeu, joueurs et arbitre
Le jeu

De tous les scénarios possibles et imaginables, celui de la première mi-temps de ce France-Italie a été le plus cauchemardesque pour les Bleus. En 20 minutes, face à la plus faible équipe d’Italie jamais rencontrée depuis 30 ans, les Bleus ont perdu Abidal, bêtement expulsé pour une faute sur Toni en position d’annihiler une action de but. Sur le penalty, Andrea Pirlo a donné l’avantage aux Azzurri. A dix contre onze, Raymond Domenech, pour éviter d’accélérer le naufrage Bleu, a posé une rustine en sortant Nasri pour faire entrer Boumsong. Car Samir Nasri était entré en jeu dès la 8eme minute pour palier la sortie sur blessure de Franck Ribéry, touché sur une faute commise par lui-même… Un expulsé, un but, un meneur de jeu blessé, une Italie qui s’amuse devant sans toutefois tuer le match pour le moment (merci Luca Toni) : cette première période restera dans les annales du foot français comme l’une des plus malheureuses jamais connues.

Si les Italiens ont mis la pression logiquement sur les arbitres avant ce match suite aux multiples erreurs subies face aux Néerlandais et aux Roumains et si la double peine peut paraître sévère, on ne peut reprocher à Monsieur Michel d’appliquer strictement le règlement sur cette faute énorme d’un Abidal dépassé. Ensuite, le Français est passé tout près de la correctionnelle. Provoqué par Gennaro Gattuso, il a été à deux doigts d’expédier le Milanais au sol. Même son ancien partenaire monégasque Christian Panucci, venu à sa rescousse, a été repoussé par un Abidal hors de lui lors de son retour aux vestiaires. La suite ? Moins catastrophique mais pas mal non plus puisque c’est sur une déviation d’Henry que Daniele De Rossi prend à contre-pied Coupet. Ce n’est pas vraiment un contre son camp mais ça ne fait pas tâche dans le triste tableau. Quelques minutes plus tôt, les Pays-Bas venaient d’enflammer la Curva  italienne avec l'ouverture du score face à la Roumanie.

A 2-0, pour aller plus bas, il faut creuser. Ceux qui rêvaient encore d’un remake de la finale de 2000 en sont pour leur argent. Pourtant, les Bleus essaient et prennent des risques. Mais quand ils cadrent enfin, c’est Gigi Buffon qui fait un arrêt splendide sur un tir de Benzema. Juste après, alors qu’Anelka est déjà rentré, Gallas prend un coup et se force à rester sur la pelouse. Sur le banc, Thuram, Vieira et Sagnol peuvent ruminer derrière un Raymond Domenech qui ne semble plus maîtriser grand-chose. Après des débuts difficiles en 2004 et 2005, les anciens avaient sauvé sa tête il y a trois ans. Depuis, tout allait plutôt bien. Mais le naufrage des cadres associés à quelques mauvais choix ont éteint la bonne étoile du sélectionneur.


Les Français

Grégory COUPET (4)
Engagé sur trois des quatre buts français face aux Pays-Bas, il aurait dû sortir dans les pieds de Tony sur l’action qui amène le penalty (24eme). Mais apparemment, il était dit que le gardien lyonnais ne sortirait pas beaucoup dans cet Euro, même s’il dégage bien un ballon des poings cinq minutes avant le but. Sur le penalty, il ne peut rien faire sur la grosse frappe de Pirlo. Il prive toutefois les Italiens du but du break juste avant la pause en réussissant une superbe horizontale sur un coup-franc de Grosso (44eme). Sur celui de De Rossi, il est pris à contre-pied par la déviation involontaire d’Henry. 

François CLERC (5)
Pour ses débuts dans une telle compétition a pris le parti de beaucoup monter, ce que n’avait pas beaucoup fait Sagnol, mais il n’a pas été d’une grande utilité puisque aucun de ses nombreux centres n’a trouvé preneur. Défensivement, ses gestes ont été un peu plus efficaces même s’il a le malheur de commettre une faute sur Cassano à une vingtaine de mètres qui amène le deuxième but italien (63eme).

Eric ABIDAL (non noté)
Préféré à Thuram dans l’axe, poste auquel il faisait son retour, il a été en dessous de tout. D’entrée, il passe au travers sur une longue ouverture de Grosso et permet à Toni de se présenter seul devant Coupet (3eme). Vingt minutes plus tard, pas attentif, il est surpris par le départ de ce même Toni et ne trouve pas mieux que de cisailler l’attaquant italien en position de dernier défenseur. Ce qui lui vaut d’être logiquement exclu.

William GALLAS (5)
Mieux entré dans le match que son partenaire de la charnière centrale pour l’occasion (Abidal) – ce qui n’était pas bien compliqué – il a lui aussi souffert face au grand Toni mais n’a jamais réellement flanché même si ses relances n’ont pas toujours été idéales. En fin de match, il a encore eu la force de se jeter aux devants de l’attaquant italien, privant celui-ci d’un but presque tout fait de la tête (72eme). Par la suite, il s’est blessé en taclant et a terminé la rencontre sur une jambe.

Patrice EVRA (4,5)
Rapidement averti pour un violent tacle sur Cassano le long de la ligne de touche (18eme), il n’en a pas pour autant perdu de sa vigueur dans ses interventions mais n’a pas eu son apport habituel dans son couloir gauche où Zambrotta lui a posé des problèmes. Devant, il ne s’est pas beaucoup montré même si son abnégation sur un tacle peu avant la mi-temps a permis à la France d’obtenir un bon coup-franc (38eme).

Claude MAKELELE (4)
Il a donné le ton dès le début de la rencontre en repoussant sur sa ligne une puissante tête de Panucci (11eme). Ensuite, on l’a davantage vu à l’œuvre dans les tâches défensives, où il a fait un gros travail, que dans son rôle habituel de premier relanceur. Après les sorties successives de Ribéry et Nasri, il s’est pourtant improvisé meneur de jeu. Mais c’est justement lorsqu’il a tenté de prendre les clés du jeu de son équipe qu’il a rendu beaucoup de ballons aux Italiens. On attendait plus de lui.

Jérémy TOULALAN (5)
Vieira n’ayant toujours retrouvé véritablement l’usage de son genou gauche, il a de nouveau été titularisé aux côtés de Makelele. Plus appliqué que face aux Pays-Bas, il a beaucoup cherché à trouver ses attaquants sans passer forcément par la case milieu. Il a notamment beaucoup cherché son partenaire de club, Benzema, dès que ce dernier décrochait. Tout n’a pas été parfait, loin de là, mais on ne pourra pas lui reprocher d’avoir beaucoup couru et fourni des efforts constants.

Sidney GOVOU (4)
Excellent face aux Pays-Bas pour son premier match dans cet Euro, Govou a eu beaucoup plus de mal mardi. Pas du tout inspiré, notamment sur cette frappe de loin alors que Clerc était tout seul sur sa droite, il n’a jamais vraiment réussi à faire la différence et, malgré beaucoup de mouvements de sa part, Grosso n’a pas vraiment eu à forcer pour enlever le duel avec son coéquipier à l’OL. Pas toujours lucide, le milieu droit français a été averti en première période pour un tacle dur sur Cassano (18eme).

Franck RIBERY (non noté)
Meilleur joueur français de cet Euro, il avait de nouveau entamé la rencontre plein d’intentions, remontant plusieurs bons ballons et trouvant plutôt facilement Benzema. Mais en tentant de reprendre Zambrotta, parti en contre, il s’est gravement blessé à la jambe gauche (7eme). Il a tout de suite demandé à sortir et a quitté la pelouse sur la civière. Sous les applaudissements des joueurs des deux équipes. Remplacé par Samir NASRI (8eme), qui est entré à froid dans la partie et a à peine eu le temps de se mettre dans le rythme qu’il était déjà contraint de retourner sur le banc suite à l’expulsion d’Abidal. Remplacé par Jean-Alain BOUMSONG (5,5), qui a fait « du Jean-Alain Boumsong », à savoir beaucoup de solidité dans ses interventions, beaucoup de rigueur au marquage sur l’homme mais pas toujours autant de précision dans les relances ou les dégagements. Dans l’ensemble, cela donne tout de même une bonne entrée.

Thierry HENRY (4)
Comme tous ses partenaires, il a passé une sale soirée. Sauf que lui est en plus coupable d’une remise involontaire de la tête dans les pieds de Pirlo en début de rencontre (12eme). Mais il faut surtout retenir, malheureusement pour lui, ce pied gauche qui se soulève dans le mur français et propulse involontairement le ballon hors de portée de Coupet sur le deuxième but italien (62eme). Cela fait beaucoup au final pour un seul homme, qui n’a en plus jamais réussi à trouver le chemin des filets. Pas plus sur cette passe de Toulalan après un bel appel croisé (34eme) qu’à un autre moment.

Karim BENZEMA (4,5)
De nouveau titularisé après ce fameux deuxième match où il n’est même pas entré en jeu, il a très souvent tenté sa chance. Une frappe mal cadrée (15eme), un coup-franc frappé en deux temps, dans le mur tout d’abord puis hors cadre lui aussi (39eme), une magnifique reprise mais trop enlevée (50eme) puis cette superbe frappe enroulée qui aurait fini au fond sans un excellent Buffon sur ce coup-là (74eme). Beaucoup de tentatives infructueuses qui ne feront toutefois pas oublier que le Lyonnais, même très en jambes mardi, n’a réussi qu’une seule fois à passer la défense italienne. Dès les premières minutes sur un slalom déroutant. Mais plus rien ensuite.



Les Italiens
Héros du match face à la Roumanie, BUFFON a passé une soirée bien tranquille à l’exception d’une frappe de Benzema à un quart d’heure de la fin qu’il a magnifiquement sortie. La charnière centrale PANUCCI-CHIELLINI n'a pas souvent été prise à défaut en première mi-temps et a bien tenu ensuite quand les Bleus se sont faits plus dangereux. Les latéraux GROSSO et ZAMBROTTA n'ont pas pris de risques offensifs. Le trio de milieux PIRLO-DE ROSSI-GATTUSO a bien maîtrisé l'entrejeu surtout une fois en supériorité numérique. Mention bien au milieu romain pour son apport à l’attaque. Placé en soutien des attaquants, PERROTTA a été très précieux, trouvant souvent TONI. L'attaquant du Bayern a provoqué le penalty qui a fait basculer le match mais a par ailleurs manqué beaucoup d'occasions en bonne position. A ses côtés, CASSANO s'est rarement trouvé en position de frappe mais a bien travaillé pour le collectif.

L’arbitre du match : M.Michel
Le Slovaque a pris ses responsabilités lors de la faute d’Abidal sur Toni. Il a sifflé un penalty évident et expulsé l’ancien Lyonnais qui se trouvait en position de dernier défenseur. Par la suite, M.Michel a sorti plusieurs cartons jaunes toujours à bon escient.

 


Noter cette page

0/10 sur 0 vote

Sélectionnez une note dans le menu déroulant.
Commentaire (0)

Aucun commentaire

Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

Champ de sécurité

Veuillez recopier les caractères de l'image :



Dernière mise à jour de cette page le 19/06/2008

Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com - Signaler un contenu illicite - Voir d'autres sites dans la catégorie Football
Videos Droles - Clips musique - Cours création de site web